Plus belle la vie au Plat Pays. Pendant dix jours, nous aurons été à
la fête.
Mais en ce 21 juillet, c'est la frite fête nationale
belge.
Voici donc une
bonne raison de saluer nos amis et de vous
conter succinctement notre voyage chez "Ces gens-là".
Tout d'abord,
retrouvailles avec Sandrine et Herbert que nous n'avions pas revus
depuis la
deuxième rencontre avec les vins suisses que j'avais organisé fin avril
2006 (ils avaient fait la route depuis Liège et avec un nourrisson de dix semaines s'il vous plait).
Chez eux, nous sommes dans la Province de Liège, à proximité du Limbourg et du Brabant (qu'il soit flamand ou wallon d'ailleurs).
Des candélabres en permanence sur l'autoroute ? Bon sang, mais c'est bien sûr : nous sommes en Belgique !
Températures caniculaires (le thermomètre flirtait avec les 35° Celsius), mais surtout un grand moment de convivialité. Merci à vous deux pour votre accueil chaleureux (sans jeux de mots) et très nature (ici aussi sans jeux de mots).
Puis, une semaine d'immersion en terre flamande, à Bruges. Enfin, presque immersion, car au petit déjeuner, chaque matin, nous avons eu droit à "C'est ma prière" et parfois aussi à "Feelings" de Mike Brant et "Laissons la plage aux romantiques" de Pascal Danel (et non pas d'Alain Barrière ainsi que je le croyais).
Le 11 juillet, c'était la fête de la communauté flamande (commémoration de la victoire de la bataille des Éperons d'or. C'était en 1302).
De la marche à pied surtout, un peu de vélo (indispensable), un tour en calèche (onéreux : 36 € pour une virée de 30 minutes, certes en famille et très sympathique) du bateau aussi dans les canaux, et de la gastronomie locale : carbonades flamandes, lapin à la bière, le fameux waterzooi (pas morne plat du tout), et bien sûr des moules frites où des frites en solo...
Les pistes cyclables sont innombrables dans les Flandres. Mais aviez-vous déjà vu pareil vélo par chez vous ?
Les mets auront tous été accompagnés de quelques bières locales : Brugse Zot (de la dernière brasserie intra muros de la ville). La brasserie
De Halve Maan se visite d'ailleurs une heure durant, en groupes linguistiques pour être plus efficace. Visite qui s'achève dans la bonne humeur avec une bière offerte. Et puis, il y avait aussi de la Semaine Dupont, une Cantillon, une Kyete, ... nous en aurons tasté quelques unes durant cette semaine.
Je vous propose deux adresses où nous n'avons pas été déçus par la cuisine :
la taverne Strijdershuis et
la brasserie Cambrinus. Cinquante sortes de bières chez la première, et pas moins que quatre cent (oui, 400) dans la seconde nommée ! La carte des mets en français du Cambrinus se consulte sur internet via un fichier PDF téléchargeable.
Alors Cambrinus, peut-on encore rester actif après une bonne bière ?
Ce n'est pas l'envie qui faisait défaut, mais à tout prendre, j'ai préféré goûter aux plaisirs de la cuisine régionale.
Ces deux restaurants sont situés à un jeu de caillou du beffroi. Depuis certaines tables de la Strijdershuis, vous pourrez d'ailleurs l'observer (c'est le plus haut beffroi de Belgique). Chaque lundi et mercredi, à partir de 21 heures, vous entendrez une heure durant son carillon. Un vrai plaisir à ne pas manquer. Ce beffroi est magnifique, à l'instar de la ville tout simplement, tant de jour que de nuit.
Beffroi vu la nuit (et sous la pluie). Le beffroi s'intègre aux halles aux draps de la ville (vaste quadrilatère avec un cour centrale).
Des musées bien évidemment : au Groeninge museum de Bruges, les primitifs flamands (plusieurs salles sont fermées car une grande exposition de Van Eyck à Dürer se prépare ici, elle débutera fin octobre et durera trois mois. En guise de dédommagement vous aurez droit à un billet d'entrée de compensation dans un autre musée du cercle des Musées de Bruges. Pourquoi pas le Gruthuse par exemple, situé dans un palais magnifique à seulement 50 m du Groeninge ?
Voir le Memlingmuseum aussi, dans le site du vieil hôpital Saint-Jean.
Le Memlingmuseum encourage l'éclosion de jeunes talents.
Par contre, je doute fortement du galeriste qui expose l'œuvre ci-dessous :
La quasi totalité des musées de la ville est concentrée dans un périmètre très restreint de la ville. Il n'y a là pas de quoi prétendre à une fatigue due à la marche tout azimut. Si l'histoire de la frite vous intéresse, c'est à Bruges que vous trouverez son musée, unique en son genre parait-il.
Le centre historique n'est pas franchement fait pour les voitures (il y en a quand même, car après tout, outre les touristes, quelques vingt mille habitants y résident. Si vous ne voyagez pas en train -aux tarifs intéressants car les prix sont sans rapport avec ceux des CFF, sachez aussi que les enfants voyagent gracieusement jusqu'à douze ans- parquez alors votre voiture à côté de la gare ferroviaire.
Le Central station avec ses 1500 places devrait vous y aider. De plus, son prix est très attractif : 2,50 euros les 24 heures. En prime, vous recevrez un billet aller retour en bus vers le centre ville. Le parking t'Zand, un peu plus proche de la Grand Place, est situé sous le Concertgebouw, il est près de quatre fois plus cher.
De jour ou de nuit, Bruges émerveille, fascine.
Si le temps l'y autorise, asseyez-vous sur le pont situé à 100 m de la
statue de Van Eyck (sur la place qui porte son nom), peut-être
profiterez-vous de la générosité d'un pianiste, qui jouait entre autre
du Keith Jarett toutes fenêtres ouvertes pour son plaisir et celui des
passants.
Opération tortue sur les canaux de Bruges. L'art militaire romain réinventé en Flandre : veni, vidi, parapluie.

Coup de bol. Présents pour la semaine, nous aurons davantage eu droit à ce temps là.
Après les VIP, voici le VID : Very Important Dog :

Ce chien est une célébrité à Bruges et fait partie des commentaires des guides sur les canaux.
Vue sur le célèbre béguinage de Bruges.
Vous n'êtes pas dans le port d'Amsterdam, mais marin ou pas certains semblent ne pas se gêner et pissent à tout va.
Et si nous jouions "qui suis-je" ?
Passage à Gand gâché par une pluie antédiluvienne (nous ne nous plaindrons pas, certains le jour même auront eu droit à des orages particulièrement violents). La ville est en travaux. De plus, nous sommes arrivés la veille du lancement des fêtes gantoises, l'évènement de l'année. Il dure dix jours.
Un peu de plage à Ostende où nous avons également goûté à l'activité portuaire, tout comme à Zeebrugge, où j'ai pensé au naufrage du
Herald of free enterprise.
En dix jours, nous n'avons fait qu'entrouvrir une petite porte en Belgique. Mais l'envie de revenir prochainement
est déjà en nous. Et nous reviendrons.
Une assiette de boulets frites de chez Lequet, à Liège (ne riez pas, notre visite à Liège a commencé par un bouchon sur l'autoroute).
Que ce soit à l'hôtel ou en bed and breakfast, le week-end, c'est petit déjeuner au CAVA. Décidément, les vignerons de Champagne ont là un concurrent toujours plus présent sur leur marché.
Tiens, et si la commune de Champagne en Vaud changeait de nom pour çava ?
Laurent