Wolfgang von Goethe
› Lire d'autres citations
› Contributeurs : proposer une citation

J’aime rêver.
Suite à un article de Paul Vetter sur son blog, intitulé "l'humagne blanc, vin de garde", auquel j'ai répondu, je reprends ici ma réponse, après l'avoir retravaillée légèrement, pour chercher à lui donner un peu plus de corps.
Pourquoi, écrivais-je à Paul, ne pas chercher à constituer une cave dédiée à la mémoire de l’humagne blanche avec des producteurs volontaires ? Ceux, bien sûr, dont le savoir faire avec ce cépage est déjà connu.
En réalité, le Valais se doit de créer une réserve de vins de collection, centrée sur les cépages qui ont une réelle capacité à la garde, ainsi que l’on fait les alsaciens de la Confrérie St-Etienne à Kientzheim.
Aujourd'hui, trop rares sont les caves qui ont pu se permettre d'encaver des bouteilles de vins de garde(Orsat est un exemple souvent cité à mes oreilles quand je me rends en Valais).
Dans ce genre d'oenothèquem les producteurs auraient la satisfaction de savoir que leurs bouteilles seraient placées dans une cave adaptée au vieillisement de leurs crus. Le manque de place dans leur propre cave ne serait plus un frein pour ne pas conserver ou faire conserver des flacons au potentiel certain.
Ces vins stockés seraient dégustés au fil du temps. Leur apogée serait connue par un plus grand nombre de dégustateurs (il va de soit que les vignerons participeraient aux dégustations). Mieux connaître l'apogée des vins, et le faire savoir, c'est peut-être aussi permettre aux amateurs de déguster chez eux ces crus dans de meilleures conditions, au meilleur moment. Car la divulgation de ce genre d'information de la part des professionnels (et de la presse) contribuerait grandement au faire savoir qualitatif des vins, de leur potentiel. Je pense qu'à terme, cela pourrait induire un changement de comportement chez les consommateurs :
l'apogée d'un vin deviendrait un critère de consommation.
Que les stocks de cette oenothèque régionale deviennent trop importants : rien de mieux qu’une mise aux enchères pour faire profiter les amateurs de crus, dont le suivi sur le long terme, aura été garant du sérieux de la démarche et donc de la qualité des vins de la région.
On pourrait aussi penser à organiser sur place des dégustations thématiques pour les amateurs régionaux et d’ailleurs (l’oenotourisme est en marche ne l’oublions pas), des professionnels (journaltes, dégustateurs étrangers, ...).
Certes, cela ne se ferait pas tout seul : l’IVV, l’Etat du Valais devront y contribuer d’une façon ou d’une autre. Des entreprises régionales pourraient apporter un coup de main pour que pareil projet sorte de terre.
Penser à l'avenir qualitatif des vins du Valais en démontrant leur capacité de vieillissement, et donc leur qualité sur le long terme -hors de toute médaille obtenue sur le cours terme, me parait être plus une belle idée à mettre en pratique qu'un rêve fou.
Serait-ce utopique que de penser cela ?
Laurent
PS: une idée que les vignerons vaudois (et d'autres cantons) pourraient penser à faire germer également pour leurs plus beaux crus.
Utopia triumphans, "Le degré ultime de la polyphonie".
Est un album du Huelgas Ensemble, dirigé par Paul Van Nevel. Sony SK 66 261
Oeuvres de Tallis, Desprez, Ockeghem, De Manchicourt, ...
pour écouter un extrait de l'album (Thomas Tallis, Spem in alium), en route vers chez SonyBMG
Un seul regret : la réverbération est souvent génante, surtout sur cet extrait (quarante chanteurs ont été nécessaires pour cette interprétation). A défaut de nous faire connaître le sexe des anges, Tallis nous fait découvrir leurs voix.
Laurent
Vignoble séculaire (800 ans), spectaculaire (terrasses vertigineuses), pas sectaire (le chasselas y partage ses parchets avec d'autres cépages), voici l'aire du Dézaley, Grand Cru du Lavaux, qui se découvre en photos, rien que pour vos yeux...
Titre écrit sans vouloir offenser Hervé Bizeul, vigneron et blogueur connu de tous les amateurs de la vinoblogosphère, qui devait avoir - et a toujours sans aucun doute- de bonnes raisons pour appeler un de ses crus "La Petite Sibérie".
Obtenteur de cépages, ça vous dit quelque chose ?
Le travail de Valentin Blattner, propriétaire de l'unique domaine privé de la République et Canton du Jura, ne lasse pas d'intriguer ou plutôt d'intéresser.
En effet, ce vigneron et chercheur, qui travaille avec l'université du Minesotta, conduit depuis 1991, dans le Jura, près de Delémont une cave à part. Totalement à part...

Dites-nous ce que vous pensez de MaBulle et ce que vous aimeriez y voir, notamment sur ce blog